Selon Gate News, le 19 mars, le gouvernement kényan a publié un projet de directives concernant les entreprises de cryptomonnaie et les fournisseurs de services d’actifs numériques, précisant les exigences en matière d’autorisation, de transparence et de réserves pour les stablecoins, afin d’établir un cadre réglementaire clair pour le marché des cryptos. Le public peut soumettre ses commentaires avant le 10 avril pour participer à l’élaboration de la politique finale.
Le projet exige que toutes les entreprises de cryptomonnaie s’enregistrent et obtiennent une licence avant de fournir des services, en respectant des exigences de capital pour réduire le risque de faillite, tout en étant soumises à une surveillance continue et à des rapports périodiques. Cette mesure vise à renforcer la confiance des investisseurs et à assurer la durabilité à long terme des acteurs du marché. Concernant les stablecoins, le projet stipule que les émetteurs doivent maintenir des réserves liquides suffisantes, faire des divulgations régulières et se soumettre à des audits pour éviter la dépréciation due à un manque de réserves, protégeant ainsi les intérêts des utilisateurs et la stabilité du marché.
De plus, le cadre de divulgation d’informations insiste sur la transparence et la gestion des risques, en exigeant que les entreprises de cryptomonnaie fournissent des rapports sur leur situation opérationnelle et financière, et signalent rapidement toute activité suspecte afin de lutter contre la fraude et le blanchiment d’argent. Cette démarche obligera les entreprises à se conformer à des normes de conformité plus strictes, tandis que celles qui respectent ces exigences pourront améliorer leur crédibilité, attirer des investisseurs institutionnels et établir des partenariats internationaux.
Le Kenya occupe une position favorable dans la régulation mondiale des actifs numériques. En instaurant un système d’autorisation, des règles de réserve et des mesures de transparence, le pays souhaite équilibrer innovation et protection des investisseurs, visant à devenir le centre de régulation des actifs numériques en Afrique. Ce projet de politique envoie un message clair : le Kenya soutient le développement des cryptomonnaies tout en exigeant une responsabilisation, établissant ainsi une norme de conformité pour les marchés émergents.
Avec la progression des consultations publiques et des retours des parties prenantes, l’écosystème cryptographique kényan devrait se développer de manière stable sous un cadre réglementaire, offrant un environnement sécurisé pour la participation aux principales cryptomonnaies telles que Bitcoin, Ethereum, Dogecoin, tout en renforçant la confiance et l’expansion des applications des stablecoins sur le marché.