Le ministère américain du Commerce a annoncé jeudi que les commandes de biens durables ont augmenté de 0,3% en juin, manquant les attentes des économistes de 1,6%, tandis que l’or spot s’échangeait à 4 087,17 dollars, restant sous le seuil des 4 100 malgré la faiblesse des données manufacturières. La performance atone de l’or reflète des forces de marché contradictoires : la guerre en Iran a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie, ce qui fait monter les pressions inflationnistes et pousse les rendements obligataires vers des plus hauts sur dix ans la semaine dernière. Les analystes notent que la Réserve fédérale se trouve dans une position délicate : hésitante à relever ses taux dans une économie qui ralentit, tout en voyant les pressions inflationnistes demeurer élevées, les marchés intégrant une probabilité de 33% de hausse des taux mercredi.
Le ministère du Commerce publie les données sur les biens durables de juin
Le ministère du Commerce a annoncé jeudi que les commandes de biens durables américaines ont augmenté de 0,3% en juin, après la baisse révisée de 4,0% en mai. Le consensus des économistes tablait sur une hausse de 1,6%. Les biens durables hors composante transport, qui excluent un secteur volatil, ont progressé de 0,6% le mois dernier, manquant les prévisions consensuelles d’une hausse à 0,9%.
L’or s’échange à 4 087,17 dollars dans un contexte d’activité manufacturière faible
L’or spot a été négocié pour la dernière fois à 4 087,17 dollars, en hausse de 0,80% sur la journée. Le marché de l’or n’a pas enregistré de réaction significative aux décevantes données économiques. Les analystes indiquent que la faiblesse de l’activité manufacturière devrait apporter un certain soutien au métal précieux, car la Réserve fédérale sera réticente à relever les taux dans une économie en ralentissement, même si les pressions restent élevées.
L’or a peiné ces derniers mois : la guerre en Iran a fortement perturbé le marché mondial de l’énergie, ce qui a fait monter les pressions inflationnistes, entraîné la hausse des rendements obligataires et forcé les banques centrales à adopter des biais de resserrement. Les rendements réels sur les obligations à long terme ont atteint des plus hauts sur dix ans la semaine dernière, augmentant le coût d’opportunité de la détention d’or, un actif ne versant pas de rendement.
Les marchés intègrent une probabilité de 33% de hausse des taux mercredi
Les marchés évaluent à 33% la probabilité d’une hausse des taux mercredi et voient environ 80% de chances d’un relèvement en septembre. De nombreux analystes ont déclaré que la Réserve fédérale ne peut pas se permettre de relever les taux, car cela pourrait ralentir l’économie et aurait peu d’impact pour résoudre la crise énergétique en cours.
FAQ
Quels étaient les chiffres américains des biens durables pour juin ?
Les commandes de biens durables américaines ont augmenté de 0,3% en juin, après la baisse révisée de 4,0% en mai. Les biens durables hors transport ont progressé de 0,6% le mois dernier. Les deux chiffres ont manqué les attentes des économistes de 1,6% et 0,9% respectivement.
Pourquoi l’or est en difficulté malgré des données manufacturières faibles ?
L’or a peiné ces derniers mois : la guerre en Iran a fortement perturbé le marché mondial de l’énergie, ce qui a fait monter les pressions inflationnistes et entraîné la hausse des rendements obligataires. Les rendements réels sur les obligations à long terme ont atteint des plus hauts sur dix ans la semaine dernière, augmentant le coût d’opportunité de la détention d’or, un actif ne versant pas de rendement.
Quelles sont les attentes des marchés concernant les décisions de taux de la Réserve fédérale ?
Les marchés évaluent à 33% la probabilité d’une hausse des taux mercredi et voient environ 80% de chances d’un relèvement en septembre. Les analystes ont déclaré que la Réserve fédérale se trouve dans une position délicate entre ralentissement de l’activité économique et pressions inflationnistes élevées.