L'avancée de Roche dans l'hémophilie A avec Hemlibra renforce la performance solide du géant pharmaceutique en 2025 malgré les vents contraires de la devise
Le leader pharmaceutique suisse Roche Holding AG a publié des résultats mitigés pour 2025, car les vents contraires liés aux fluctuations des devises ont pesé sur les chiffres rapportés, mais l’histoire opérationnelle sous-jacente reflète une dynamique d’innovation robuste, notamment dans le traitement de l’hémophilie. Le chiffre d’affaires déclaré de la société s’élève à 74,4 milliards de dollars, manquant les attentes de Wall Street qui tablaient sur 81,4 milliards, tandis que le bénéfice par certificat de dépôt américain s’établissait à 2,94 dollars contre une estimation consensuelle de 3,06 dollars. Cependant, à taux de change constants (TCC), le récit change radicalement : les ventes ont augmenté de 7 % en glissement annuel pour atteindre 61,5 milliards de CHF, soutenues par une forte demande dans les portefeuilles pharmaceutique et diagnostique.
L’appréciation du franc suisse face aux principales devises, en particulier le dollar américain, a créé un vent contraire significatif pour les résultats exprimés en francs suisses. Pourtant, cet impact monétaire masque une réalité fondamentale : l’activité principale de Roche reste résiliente et axée sur l’innovation, avec plusieurs produits phares enregistrant une croissance exceptionnelle.
La croissance remarquable de Hemlibra reflète une révolution dans le traitement de l’hémophilie A
Parmi les performances remarquables de Roche, le traitement de l’hémophilie A Hemlibra illustre la capacité d’innovation de l’entreprise. Les ventes de Hemlibra ont bondi de 11 % en glissement annuel pour atteindre 4,7 milliards de CHF, grâce à une expansion mondiale continue et à une adoption croissante dans les protocoles de traitement de l’hémophilie A. Cette performance est particulièrement significative compte tenu de l’évolution des thérapies contre l’hémophilie — ce qui était autrefois une maladie limitant la vie a été transformé par des vagues successives d’innovation, passant des thérapies traditionnelles de remplacement du facteur aux formulations sous-ccutanées révolutionnaires que représente Hemlibra.
Le marché de l’hémophilie lui-même reflète des décennies d’avancées thérapeutiques. La gravité de la maladie a historiquement stimulé des efforts de recherche intensifs, aboutissant à des traitements de plus en plus efficaces. Hemlibra, en tant qu’anticorps monoclonal qui relie le Facteur IXa et le Facteur X, marque une avancée fondamentale dans la gestion de l’hémophilie en réduisant les épisodes de saignement tout en éliminant la nécessité d’injections intraveineuses fréquentes. Cette innovation a trouvé un écho mondial, les systèmes de santé intégrant de plus en plus cette solution dans les protocoles de traitement de l’hémophilie A.
Un portefeuille diversifié stimule une croissance de 7 % à TCC malgré les défis liés aux devises
La division Pharmaceutique de Roche a généré 47,7 milliards de CHF de ventes, en hausse de 9 % à TCC, démontrant la force d’un portefeuille de produits diversifié, allant bien au-delà des traitements de l’hémophilie. Les cinq principaux moteurs de croissance — Phesgo, Xolair, Hemlibra, Vabysmo et Ocrevus — ont collectivement réalisé 21,4 milliards de CHF de ventes, soit une augmentation de 3,2 milliards de CHF à TCC par rapport à 2024.
La division Diagnostic a contribué pour 13,8 milliards de CHF, en hausse de 2 % à TCC, la demande pour les solutions en pathologie et en biologie moléculaire continuant à compenser la pression sur les prix dans le secteur de la santé en Chine. Au total, ces divisions ont affiché une croissance qui aurait été encore plus impressionnante sans la volatilité des devises.
Les médicaments clés en oncologie et en soins spécialisés compensent le déclin des produits historiques
Dans le portefeuille pharmaceutique, les segments oncologie et soins spécialisés ont alimenté la croissance. Phesgo, la combinaison à dose fixe pour le cancer du sein, a bondi de 48 % en glissement annuel pour atteindre 2,4 milliards de CHF, bénéficiant de taux de conversion élevés alors que les médecins se tournaient vers des formulations sous-cutanées. Ocrevus, le traitement de la sclérose en plaques, a progressé de 9 % pour atteindre 7 milliards de CHF, porté par une adoption robuste de sa version sous-cutanée. Vabysmo, le médicament ophtalmologique, a augmenté de 12 % pour atteindre 4,1 milliards de CHF, soutenu par une forte demande dans toutes les régions.
Xolair, le traitement des allergies alimentaires, a enregistré une croissance exceptionnelle de 32 %, atteignant 3,1 milliards de CHF, bien qu’un lancement de biosimilaire prévu pour le second semestre 2026 constitue un défi pour la croissance. Tecentriq, l’immunothérapie, a progressé de 3 % pour atteindre 3,6 milliards de CHF, malgré la concurrence accrue dans les cancers du poumon avancés et les carcinomes urothéliaux.
Ces gains ont plus que compensé le recul des franchises historiques. Herceptin a reculé de 22 % pour atteindre 1 milliard de CHF en raison de la concurrence des biosimilaires, tandis qu’Avastin a chuté de 17 % à 973 millions de CHF. Rituxan/MabThera a diminué de 4 % pour atteindre 1,2 milliard de CHF, la perte de parts de marché par biosimilaire se poursuivant. Ces dynamiques illustrent une transition à l’échelle de l’industrie, où les blockbusters de marque font face à la concurrence des génériques et biosimilaires.
La dynamique du pipeline : de l’hémophilie à l’obésité, l’innovation continue
L’innovation en R&D de Roche dépasse largement les produits actuellement commercialisés. La Commission européenne a approuvé Gazyva/Gazyvaro pour la néphrite lupique active, tandis que la société a obtenu des autorisations pour Lunsumio, injectable sous-cutané, dans le traitement du cancer du sang aux États-Unis et en Europe. Notamment, Roche a annoncé des données intermédiaires convaincantes de Phase III sur giredestrant pour le cancer du sein adjuvant, montrant une réduction de 30 % des récidives ou décès liés à la maladie invasive par rapport à la thérapie endocrine standard.
En neuroinflammation, fenebrutinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase Bruton’s (BTK) en cours d’évaluation pour la sclérose en plaques, a atteint son objectif principal dans l’essai FENhance 2, montrant une réduction significative des rechutes par rapport au teriflunomide sur plus de 96 semaines.
Plus intriguant encore, Roche a publié des données positives de Phase II sur CT-388, un agoniste dual du récepteur GLP-1/GIP pour le traitement de l’obésité. Une injection sous-cutanée hebdomadaire a permis une perte de poids ajustée au placebo de 22,5 % à la dose maximale de 24 mg, sans atteindre de plateau — une performance remarquable dans un marché dominé actuellement par le tirzepatide de Eli Lilly (Mounjaro, Zepbound) et le semaglutide de Novo Nordisk (Ozempic, Wegovy). Les essais de Phase III sur l’obésité (Enith1 et Enith2) devraient débuter ce trimestre, positionnant Roche comme un concurrent crédible en fin d’entrée dans une catégorie thérapeutique en pleine expansion.
Perspectives 2026 et évaluation de la position sur le marché
Pour l’avenir, Roche prévoit une croissance des ventes à taux de change constants de l’ordre de un chiffre moyen, avec une croissance du bénéfice par action de l’ordre de l’un chiffre élevé. La société envisage d’augmenter encore son dividende en francs suisses, témoignant de sa confiance dans la génération de trésorerie malgré un environnement concurrentiel. La performance boursière de l’année en cours, en hausse de 36,5 %, dépasse largement la moyenne de ses pairs du secteur (+18 %), reflétant la reconnaissance des investisseurs tant pour l’exécution actuelle que pour le potentiel de pipeline.
Roche détient actuellement une note Zacks #3 (Maintenir). À titre de comparaison, ses pairs pharmaceutiques de premier plan mieux notés incluent Bayer, avec une note Zacks #2 (Acheter), qui a bondi de 135,5 % au cours de l’année écoulée, les estimations de bénéfices pour 2026 passant de 1,38 à 1,51 dollar par action.
La vision d’ensemble : l’hémophilie et l’innovation
La performance de Roche en 2025 souligne une industrie pharmaceutique en transition. La volatilité des devises et la concurrence des biosimilaires créent des vents contraires à court terme, mais la capacité de l’entreprise à faire croître ses activités principales — des traitements de l’hémophilie comme Hemlibra aux solutions émergentes contre l’obésité — démontre une capacité d’innovation soutenue. Alors que l’hémophilie représente une frontière thérapeutique abordée avec succès grâce à des décennies de découvertes et de développement, le portefeuille de Roche reflète un engagement similaire pour répondre aux besoins médicaux non satisfaits dans l’oncologie, l’immunologie et les maladies métaboliques. Cette position centrée sur l’innovation, combinée à un pipeline en renforcement, constitue une base pour une création de valeur durable à long terme.
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L'avancée de Roche dans l'hémophilie A avec Hemlibra renforce la performance solide du géant pharmaceutique en 2025 malgré les vents contraires de la devise
Le leader pharmaceutique suisse Roche Holding AG a publié des résultats mitigés pour 2025, car les vents contraires liés aux fluctuations des devises ont pesé sur les chiffres rapportés, mais l’histoire opérationnelle sous-jacente reflète une dynamique d’innovation robuste, notamment dans le traitement de l’hémophilie. Le chiffre d’affaires déclaré de la société s’élève à 74,4 milliards de dollars, manquant les attentes de Wall Street qui tablaient sur 81,4 milliards, tandis que le bénéfice par certificat de dépôt américain s’établissait à 2,94 dollars contre une estimation consensuelle de 3,06 dollars. Cependant, à taux de change constants (TCC), le récit change radicalement : les ventes ont augmenté de 7 % en glissement annuel pour atteindre 61,5 milliards de CHF, soutenues par une forte demande dans les portefeuilles pharmaceutique et diagnostique.
L’appréciation du franc suisse face aux principales devises, en particulier le dollar américain, a créé un vent contraire significatif pour les résultats exprimés en francs suisses. Pourtant, cet impact monétaire masque une réalité fondamentale : l’activité principale de Roche reste résiliente et axée sur l’innovation, avec plusieurs produits phares enregistrant une croissance exceptionnelle.
La croissance remarquable de Hemlibra reflète une révolution dans le traitement de l’hémophilie A
Parmi les performances remarquables de Roche, le traitement de l’hémophilie A Hemlibra illustre la capacité d’innovation de l’entreprise. Les ventes de Hemlibra ont bondi de 11 % en glissement annuel pour atteindre 4,7 milliards de CHF, grâce à une expansion mondiale continue et à une adoption croissante dans les protocoles de traitement de l’hémophilie A. Cette performance est particulièrement significative compte tenu de l’évolution des thérapies contre l’hémophilie — ce qui était autrefois une maladie limitant la vie a été transformé par des vagues successives d’innovation, passant des thérapies traditionnelles de remplacement du facteur aux formulations sous-ccutanées révolutionnaires que représente Hemlibra.
Le marché de l’hémophilie lui-même reflète des décennies d’avancées thérapeutiques. La gravité de la maladie a historiquement stimulé des efforts de recherche intensifs, aboutissant à des traitements de plus en plus efficaces. Hemlibra, en tant qu’anticorps monoclonal qui relie le Facteur IXa et le Facteur X, marque une avancée fondamentale dans la gestion de l’hémophilie en réduisant les épisodes de saignement tout en éliminant la nécessité d’injections intraveineuses fréquentes. Cette innovation a trouvé un écho mondial, les systèmes de santé intégrant de plus en plus cette solution dans les protocoles de traitement de l’hémophilie A.
Un portefeuille diversifié stimule une croissance de 7 % à TCC malgré les défis liés aux devises
La division Pharmaceutique de Roche a généré 47,7 milliards de CHF de ventes, en hausse de 9 % à TCC, démontrant la force d’un portefeuille de produits diversifié, allant bien au-delà des traitements de l’hémophilie. Les cinq principaux moteurs de croissance — Phesgo, Xolair, Hemlibra, Vabysmo et Ocrevus — ont collectivement réalisé 21,4 milliards de CHF de ventes, soit une augmentation de 3,2 milliards de CHF à TCC par rapport à 2024.
La division Diagnostic a contribué pour 13,8 milliards de CHF, en hausse de 2 % à TCC, la demande pour les solutions en pathologie et en biologie moléculaire continuant à compenser la pression sur les prix dans le secteur de la santé en Chine. Au total, ces divisions ont affiché une croissance qui aurait été encore plus impressionnante sans la volatilité des devises.
Les médicaments clés en oncologie et en soins spécialisés compensent le déclin des produits historiques
Dans le portefeuille pharmaceutique, les segments oncologie et soins spécialisés ont alimenté la croissance. Phesgo, la combinaison à dose fixe pour le cancer du sein, a bondi de 48 % en glissement annuel pour atteindre 2,4 milliards de CHF, bénéficiant de taux de conversion élevés alors que les médecins se tournaient vers des formulations sous-cutanées. Ocrevus, le traitement de la sclérose en plaques, a progressé de 9 % pour atteindre 7 milliards de CHF, porté par une adoption robuste de sa version sous-cutanée. Vabysmo, le médicament ophtalmologique, a augmenté de 12 % pour atteindre 4,1 milliards de CHF, soutenu par une forte demande dans toutes les régions.
Xolair, le traitement des allergies alimentaires, a enregistré une croissance exceptionnelle de 32 %, atteignant 3,1 milliards de CHF, bien qu’un lancement de biosimilaire prévu pour le second semestre 2026 constitue un défi pour la croissance. Tecentriq, l’immunothérapie, a progressé de 3 % pour atteindre 3,6 milliards de CHF, malgré la concurrence accrue dans les cancers du poumon avancés et les carcinomes urothéliaux.
Ces gains ont plus que compensé le recul des franchises historiques. Herceptin a reculé de 22 % pour atteindre 1 milliard de CHF en raison de la concurrence des biosimilaires, tandis qu’Avastin a chuté de 17 % à 973 millions de CHF. Rituxan/MabThera a diminué de 4 % pour atteindre 1,2 milliard de CHF, la perte de parts de marché par biosimilaire se poursuivant. Ces dynamiques illustrent une transition à l’échelle de l’industrie, où les blockbusters de marque font face à la concurrence des génériques et biosimilaires.
La dynamique du pipeline : de l’hémophilie à l’obésité, l’innovation continue
L’innovation en R&D de Roche dépasse largement les produits actuellement commercialisés. La Commission européenne a approuvé Gazyva/Gazyvaro pour la néphrite lupique active, tandis que la société a obtenu des autorisations pour Lunsumio, injectable sous-cutané, dans le traitement du cancer du sang aux États-Unis et en Europe. Notamment, Roche a annoncé des données intermédiaires convaincantes de Phase III sur giredestrant pour le cancer du sein adjuvant, montrant une réduction de 30 % des récidives ou décès liés à la maladie invasive par rapport à la thérapie endocrine standard.
En neuroinflammation, fenebrutinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase Bruton’s (BTK) en cours d’évaluation pour la sclérose en plaques, a atteint son objectif principal dans l’essai FENhance 2, montrant une réduction significative des rechutes par rapport au teriflunomide sur plus de 96 semaines.
Plus intriguant encore, Roche a publié des données positives de Phase II sur CT-388, un agoniste dual du récepteur GLP-1/GIP pour le traitement de l’obésité. Une injection sous-cutanée hebdomadaire a permis une perte de poids ajustée au placebo de 22,5 % à la dose maximale de 24 mg, sans atteindre de plateau — une performance remarquable dans un marché dominé actuellement par le tirzepatide de Eli Lilly (Mounjaro, Zepbound) et le semaglutide de Novo Nordisk (Ozempic, Wegovy). Les essais de Phase III sur l’obésité (Enith1 et Enith2) devraient débuter ce trimestre, positionnant Roche comme un concurrent crédible en fin d’entrée dans une catégorie thérapeutique en pleine expansion.
Perspectives 2026 et évaluation de la position sur le marché
Pour l’avenir, Roche prévoit une croissance des ventes à taux de change constants de l’ordre de un chiffre moyen, avec une croissance du bénéfice par action de l’ordre de l’un chiffre élevé. La société envisage d’augmenter encore son dividende en francs suisses, témoignant de sa confiance dans la génération de trésorerie malgré un environnement concurrentiel. La performance boursière de l’année en cours, en hausse de 36,5 %, dépasse largement la moyenne de ses pairs du secteur (+18 %), reflétant la reconnaissance des investisseurs tant pour l’exécution actuelle que pour le potentiel de pipeline.
Roche détient actuellement une note Zacks #3 (Maintenir). À titre de comparaison, ses pairs pharmaceutiques de premier plan mieux notés incluent Bayer, avec une note Zacks #2 (Acheter), qui a bondi de 135,5 % au cours de l’année écoulée, les estimations de bénéfices pour 2026 passant de 1,38 à 1,51 dollar par action.
La vision d’ensemble : l’hémophilie et l’innovation
La performance de Roche en 2025 souligne une industrie pharmaceutique en transition. La volatilité des devises et la concurrence des biosimilaires créent des vents contraires à court terme, mais la capacité de l’entreprise à faire croître ses activités principales — des traitements de l’hémophilie comme Hemlibra aux solutions émergentes contre l’obésité — démontre une capacité d’innovation soutenue. Alors que l’hémophilie représente une frontière thérapeutique abordée avec succès grâce à des décennies de découvertes et de développement, le portefeuille de Roche reflète un engagement similaire pour répondre aux besoins médicaux non satisfaits dans l’oncologie, l’immunologie et les maladies métaboliques. Cette position centrée sur l’innovation, combinée à un pipeline en renforcement, constitue une base pour une création de valeur durable à long terme.