Nations sans impôt sur la succession : un aperçu mondial pour la planification patrimoniale

Pour les particuliers et les familles gérant des actifs importants, les politiques fiscales sur les droits de succession influencent fortement les stratégies de planification patrimoniale. Heureusement, plusieurs pays dans le monde n’ont pas d’impôt sur les successions, offrant des options attrayantes pour ceux qui souhaitent préserver leur patrimoine sur plusieurs générations. Ces nations ont supprimé ou n’ont jamais mis en place de droits de succession, créant des avantages distincts pour les investisseurs internationaux et les expatriés explorant des possibilités de relocalisation.

Avant d’aller plus loin, il est essentiel de comprendre ce qu’est une taxe sur la mort. Les droits de succession (également appelés droits de transmission) sont des prélèvements imposés par les gouvernements sur le transfert de biens après le décès d’une personne. Ces taxes s’appliquent généralement soit au bénéficiaire recevant les biens hérités, soit à la succession avant sa distribution. La base imposable comprend généralement l’immobilier, les portefeuilles d’investissement, les intérêts commerciaux et autres avoirs de valeur. Les taux d’imposition et les seuils d’exonération varient considérablement selon la juridiction, rendant le choix du lieu une décision financière cruciale.

Australie : Des décennies sans droits de succession

L’Australie a supprimé tous les droits de succession en 1979 — parmi les premières grandes économies à le faire. Tous les États ont collectivement aboli ces prélèvements, marquant une rupture importante avec le cadre fiscal traditionnel du pays. Cependant, cet avantage en matière de droits de succession comporte des réserves importantes. Si les bénéficiaires évitent les droits de succession, des impôts sur les plus-values peuvent s’appliquer aux actifs appréciés lors du transfert. Les héritiers doivent conserver des registres détaillés du prix d’achat initial et des coûts engagés lors du règlement de la succession. De plus, les résidents australiens recevant des actifs étrangers peuvent faire face à des obligations fiscales distinctes sur ces avoirs internationaux. Malgré l’absence de droits de succession, l’Australie maintient l’un des taux d’imposition globaux les plus élevés au monde, ce qui limite les bénéfices en matière de préservation de patrimoine.

Hong Kong : Transfert de patrimoine sans taxe depuis 2006

Hong Kong a pris une décision décisive en supprimant ses droits de succession en 2006. Pendant la période de transition, les successions étaient soumises à une taxe symbolique de 13 dollars américains, mais aujourd’hui, il n’existe plus d’impôt sur la richesse, ni taxe sur les dons, ni droits de succession. Auparavant, même lorsque ces prélèvements s’appliquaient, le système fiscal territorial de Hong Kong exemptait les successions de source étrangère — un avantage structurel pour les détenteurs de patrimoine international. Néanmoins, il est fortement recommandé d’établir un testament formel pour assurer une distribution fluide des actifs et minimiser les complications pour les héritiers. L’environnement réglementaire rend Hong Kong particulièrement attractif pour les personnes à haute valeur nette basées en Asie.

Canada : Une alternative à l’impôt sur la succession pour les Américains

Contrairement aux États-Unis, le Canada n’a jamais imposé d’impôt fédéral sur la succession, ce qui en fait une option intéressante pour les Américains fortunés recherchant une continuité géographique et culturelle sans conséquences fiscales importantes sur les successions. Les bénéficiaires n’ont pas besoin de déclarer les actifs hérités dans leurs déclarations fiscales. Cependant, la situation comporte des nuances importantes. L’Agence du revenu du Canada (ARC) considère les transferts d’actifs posthumes comme des ventes présumées — avec une exception cruciale : les biens transmis au conjoint survivant bénéficient d’un traitement spécial. Les actifs mondiaux du défunt sont soumis à l’impôt sur les gains en capital basé sur leur valeur au moment du décès, qui doit être documentée dans la déclaration finale (déclaration de clôture). Les résidences principales bénéficient généralement d’exemptions, tandis que d’autres propriétés entraînent une taxation sur les gains en capital à moitié du taux standard. Ce mécanisme alternatif nécessite une planification minutieuse malgré l’absence de droits de succession traditionnels.

Luxembourg : Planification stratégique en Europe avec réserves

Le Luxembourg offre un paysage modérément favorable pour la planification patrimoniale, bien que complexe sur le plan structurel. La réglementation de l’Union européenne attribue généralement la compétence fiscale en matière de droits de succession au pays de résidence du défunt, mais certains actifs peuvent encore être soumis à taxation dans le pays de nationalité. Les citoyens de l’UE résidant au Luxembourg peuvent bénéficier de taux plus faibles, mais les non-UE (notamment les Américains) doivent reconnaître que leur pays d’origine peut également revendiquer des droits fiscaux. Pour ceux qui établissent une succession au Luxembourg, les taux peuvent descendre jusqu’à 0 %, mais les non-citoyens doivent souvent faire face à une obligation minimale de 2 % via des calculs complexes. Les conjoints survivants sont soumis à un droit de succession de 5 % sur les transferts aux descendants directs, avec des taux nettement plus élevés pour les bénéficiaires non apparentés. Une contrainte importante : le Luxembourg impose des règles de réserve héréditaire garantissant que les enfants survivants reçoivent au moins la moitié de la succession — limitant la flexibilité testamentaire pour la répartition du patrimoine.

Nouvelle-Zélande : Faible fiscalité compensée par seuils d’immigration

La Nouvelle-Zélande se distingue par ses indicateurs de développement humain, ses infrastructures et sa sécurité. Son isolement géographique et ses taux d’imposition globaux élevés constituent des défis notables, mais le pays n’impose ni droits de succession ni taxes sur les actifs hérités. Le défunt doit déposer une déclaration fiscale finale, et la succession doit disposer d’un numéro d’identification fiscale distinct pour les déclarations. La barrière majeure : les récentes modifications législatives en matière d’immigration ont relevé le seuil d’investissement requis pour la résidence permanente et la citoyenneté éventuelle, passant de 5 millions de dollars néo-zélandais à 15 millions. La relocalisation exige des capitaux liquides importants pour des investissements approuvés, ce qui limite cette option aux individus et familles les plus fortunés.

Mexique : Approche de droit civil pour le transfert d’actifs

Le système juridique civil du Mexique crée des règles patrimoniales distinctives. Notamment, le Mexique ne reconnaît pas officiellement les « droits de succession », mais utilise un système basé sur les donations pour réguler le transfert d’actifs à des bénéficiaires non acheteurs, y compris les héritiers. Ce cadre permet des transferts sans taxe entre époux et descendants directs (enfants), tandis que les transferts à d’autres parties sont soumis à des limitations spécifiques. Comme dans d’autres juridictions de droit civil, le Mexique impose une taxe de timbre sur les transferts de propriété aux descendants — avec des exemptions basées sur le calcul du salaire minimum. Cette structure alternative séduit ceux qui sont à l’aise avec la mécanique juridique du droit civil.

Suède : De taux élevés à l’élimination totale

Le parcours de la Suède en matière de droits de succession illustre une évolution politique spectaculaire. Les résidents suédois ont autrefois été soumis à des taux dépassant 60 % — parmi les plus élevés au monde. Aujourd’hui, la Suède ne prélève plus d’impôt sur les successions. Cependant, ses lois de réserve héréditaire obligent ceux qui n’ont pas de planification patrimoniale complète à transmettre leur patrimoine à leur conjoint et à leurs enfants. Le cadre législatif a accumulé de nombreuses exceptions au fil des décennies, poussant de nombreux propriétaires d’entreprises suédois fortunés à créer fréquemment des fondations dans d’autres juridictions européennes pour la protection des actifs et la flexibilité en matière de succession.

Faire le bon choix

Choisir parmi les pays sans droits de succession nécessite de peser plusieurs variables : charge fiscale globale, exigences en matière d’immigration, compatibilité culturelle, stabilité politique et système juridique. Chaque juridiction présente ses avantages et ses défis. L’Australie offre un précédent historique et un niveau de vie occidental, mais maintient une fiscalité élevée. Hong Kong et Singapour offrent un accès à l’Asie sans droits de succession, mais impliquent des considérations géopolitiques. Le Canada propose la commodité nord-américaine sans droits de succession à la américaine. Des options européennes comme le Luxembourg et la Suède offrent des environnements réglementaires différents avec leurs propres exigences structurelles. La Nouvelle-Zélande séduit ceux qui recherchent sécurité et qualité de vie, mais exige des investissements importants.

Il est essentiel de consulter des conseillers fiscaux internationaux qualifiés et des spécialistes en immigration avant de prendre une décision de relocalisation ou de planification patrimoniale. Les lois fiscales évoluent, et chaque situation est unique. Une planification stratégique tenant compte du moment de résidence, des voies de citoyenneté et des types d’actifs spécifiques permet de maximiser les bénéfices réels offerts par les pays sans droits de succession.

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