Futures
Accédez à des centaines de contrats perpétuels
TradFi
Or
Une plateforme pour les actifs mondiaux
Options
Hot
Tradez des options classiques de style européen
Compte unifié
Maximiser l'efficacité de votre capital
Trading démo
Introduction au trading futures
Préparez-vous à trader des contrats futurs
Événements futures
Participez aux événements et gagnez
Demo Trading
Utiliser des fonds virtuels pour faire l'expérience du trading sans risque
Lancer
CandyDrop
Collecte des candies pour obtenir des airdrops
Launchpool
Staking rapide, Gagnez de potentiels nouveaux jetons
HODLer Airdrop
Conservez des GT et recevez d'énormes airdrops gratuitement
Launchpad
Soyez les premiers à participer au prochain grand projet de jetons
Points Alpha
Tradez on-chain et gagnez des airdrops
Points Futures
Gagnez des points Futures et réclamez vos récompenses d’airdrop.
Investissement
Simple Earn
Gagner des intérêts avec des jetons inutilisés
Investissement automatique
Auto-invest régulier
Double investissement
Profitez de la volatilité du marché
Staking souple
Gagnez des récompenses grâce au staking flexible
Prêt Crypto
0 Fees
Mettre en gage un crypto pour en emprunter une autre
Centre de prêts
Centre de prêts intégré
L'affaire Kevin Mirshahi : meurtre, fraude crypto et défaillance réglementaire
La mort tragique de Kevin Mirshahi, un entrepreneur en cryptomonnaies de 25 ans, a révélé une intersection critique entre crime organisé et manipulation d’actifs numériques au Canada. Mirshahi, qui gérait le groupe d’investissement Telegram Crypto Paradise Island, a été enlevé le 21 juin 2024, avec trois autres personnes, dans un parking à Montréal. Alors que deux de ses trois compagnons ont été retrouvés vivants à Montréal l’année suivante, le sort de Mirshahi s’est avéré bien plus sombre. En août, les autorités ont confirmé qu’il avait été assassiné, ses restes ayant été retrouvés au parc Île-de-la-Visitation le 30 octobre.
De l’entrepreneur au fugitif : Chronologie des activités criminelles de Kevin Mirshahi
La descente de Kevin Mirshahi dans la fraude a commencé plusieurs années avant son enlèvement. Depuis 2021, le régulateur des marchés financiers du Québec, l’Autorité des marchés financiers (AMF), enquêtait sur ses opérations. Malgré plusieurs mesures d’application — y compris des interdictions d’activités de courtage, des prohibitions sur les transactions de valeurs mobilières, et des ordres de suppression de publications sur les réseaux sociaux — Mirshahi poursuivait ses schemes d’investissement. Plus notable encore, il maintenait une présence active dans la promotion de cryptomonnaies via divers canaux Telegram, en contournant les restrictions réglementaires.
Comment le système Marsan Token s’est déroulé
Le point central des activités frauduleuses de Kevin Mirshahi était son implication avec le token Marsan ($MRS), créé par Antoine Marsan et Bastien Francoeur via leur plateforme Marsan Exchange. Lancé le 14 avril 2021, le token est devenu un exemple typique de manipulation de marché. Mirshahi a été rémunéré en tokens Marsan pour ses efforts de promotion. Le prix du token a artificiellement augmenté jusqu’à 5,14 CAD ($3,67) en seulement trois jours après le lancement — un signe classique d’achat coordonné. La manipulation est devenue évidente le 18 avril, lorsque deux grands détenteurs ont effectué des ventes simultanées, faisant chuter la valeur du token à 0,39 $, détruisant ainsi le capital des investisseurs.
Les véritables victimes : jeunes et familles
Le schéma de pump-and-dump de Marsan a dévasté environ 2 300 investisseurs, dont une proportion importante âgée de 16 à 20 ans. Ces jeunes investisseurs, souvent en première expérience dans les actifs numériques, ont subi des pertes financières importantes sans comprendre la dynamique de manipulation du marché. Cette affaire a mis en lumière comment les lacunes réglementaires permettent aux acteurs malveillants de cibler des populations vulnérables dans l’espace des cryptomonnaies.
Pourquoi la surveillance réglementaire n’a pas empêché Kevin Mirshahi
Malgré les actions de l’AMF — y compris des ordres explicites interdisant à Mirshahi de réaliser des transactions sur les valeurs mobilières et exigeant la suppression de contenus sur les réseaux sociaux — il a poursuivi ses activités illicites. L’incapacité du régulateur à faire respecter efficacement la conformité a révélé des faiblesses systémiques dans la surveillance des schemes d’investissement liés aux cryptomonnaies. Le cas de Kevin Mirshahi a montré que les avertissements réglementaires seuls étaient insuffisants face à des acteurs déterminés opérant dans des canaux numériques décentralisés.
La montée des crimes liés aux cryptomonnaies au Canada
Le meurtre de Kevin Mirshahi s’inscrit dans un phénomène plus large : l’augmentation de l’intersection entre crime organisé et fraude en cryptomonnaies au Canada. Enlèvements, attaques violentes et schemes frauduleux impliquant des actifs numériques deviennent de plus en plus courants. Cette affaire souligne comment la nature pseudonyme des cryptomonnaies et leurs fluctuations rapides de valeur créent des conditions idéales pour l’exploitation, la manipulation et la violence. Les autorités canadiennes continuent de lutter contre l’évolution des tactiques des criminels qui utilisent la technologie blockchain et les actifs numériques pour le profit et la coercition.