« Les États-Unis et Israël ne peuvent plus mettre fin à la guerre à leur guise », propose l'Iran comme condition pour un cessez-le-feu

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L’Iran dévoile sa carte pour un cessez-le-feu alors que la diplomatie multilatérale s’intensifie, tout en avertissant que la navigation dans le détroit d’Ormuz sera réglementée, ce qui crée de nouvelles incertitudes sur le marché de l’énergie.

Selon Global Times, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Garibabadi, a déclaré que la condition principale pour un cessez-le-feu à Téhéran est “qu’il n’y ait plus d’agressions supplémentaires”, et a révélé que plusieurs pays, dont la Russie, ont déjà entamé des contacts avec l’Iran pour promouvoir le cessez-le-feu. Par ailleurs, le chef de la plus haute instance militaire iranienne a publié une déclaration ferme, affirmant que les États-Unis et Israël “ne peuvent plus lancer ou mettre fin à une guerre à leur guise”, montrant que Téhéran maintient une position ferme alors que l’avenir des négociations reste incertain.

L’ambassadeur d’Iran en Chine a également indiqué que la navigation dans le détroit d’Ormuz sera soumise à un contrôle — bien qu’il insiste sur le fait que cela ne signifie pas la fermeture du détroit. Cette déclaration constitue une menace potentielle pour la chaîne d’approvisionnement énergétique mondiale et pourrait accentuer la volatilité des prix du pétrole.

Condition principale pour le cessez-le-feu : pas d’agressions supplémentaires

Selon les reports, Garibabadi a indiqué qu’dans un contexte de diplomatie intensive menée par les dirigeants mondiaux, l’Iran a clairement placé “l’arrêt des agressions supplémentaires” comme condition préalable au déclenchement du cessez-le-feu. Il a ajouté que plusieurs pays, dont la Russie, ont pris contact avec l’Iran pour tenter de désescalader la situation.

Sur le plan bilatéral, le président iranien Ebrahim Raisi a déclaré lors d’un appel avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan que l’Iran était prêt à réduire la tension régionale, à condition que l’espace aérien, le territoire et les eaux territoriales des pays voisins ne soient pas utilisés pour attaquer l’Iran.

De son côté, le Kremlin a également indiqué le 9 mars que le président russe Vladimir Poutine avait eu un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump pour discuter de la situation en Iran, Poutine proposant des mesures pour accélérer la fin des hostilités autour de l’Iran.

Le commandant de la “Central Command” de la Force Qatam al-Anbiya, Abdolahi, a publié le 10 mars une déclaration ferme, déclarant : “Aujourd’hui, les États-Unis et Israël ne peuvent plus lancer ou mettre fin à une guerre à leur guise.”

Abdolahi a également averti que l’Iran ne sera pas ébranlé par la “guerre psychologique et les mensonges”, affirmant que “la guerre ne s’arrêtera pas, nos dirigeants, notre peuple et nos forces armées sont plus déterminés que jamais à venger nos ennemis.”

Feuille de route en trois étapes et risques liés au contrôle du détroit

Selon l’agence Xinhua, le 9 mars, le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre contre l’Iran “se terminerait bientôt”, mais “pas cette semaine”.

Lors d’une conférence de presse à Miami, Trump a indiqué que le prix du pétrole “n’a pas augmenté de manière significative comme il craignait”, et que les États-Unis avaient temporairement levé certaines sanctions liées au pétrole pour assurer un approvisionnement suffisant et faire baisser les prix.

Selon Global Times, l’ambassadeur d’Iran en Chine a présenté un cadre en “trois étapes” pour apaiser la situation :

Première étape : mettre fin à la guerre et instaurer un cessez-le-feu. La guerre doit être arrêtée en premier par l’agresseur, ce qui nécessite des actions pour forcer les États-Unis et Israël à cesser immédiatement toute attaque militaire ;

Deuxième étape : revenir à la table des négociations. Cependant, cette étape est difficile à réaliser car la confiance envers les États-Unis est rompue. La participation active des grandes puissances mondiales et du Conseil de sécurité de l’ONU est nécessaire pour jouer un rôle positif, fournir des garanties contraignantes et inviolables, assurer que plus aucune agression ne se produise durant le dialogue, et établir un mécanisme durable pour faire respecter les accords ;

Troisième étape : tous les pays doivent faire preuve de solidarité, lutter contre l’unilatéralisme et promouvoir le multilatéralisme.

“Sur la base du respect et de la mise en œuvre complète de ces principes, nous sommes disposés à reprendre le dialogue”, a déclaré l’ambassadeur Fazli.

Il est important de noter que cet ambassadeur a clairement indiqué que la navigation dans le détroit d’Ormuz serait “sous contrôle”. Le détroit d’Ormuz est un passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, avec une part significative du pétrole mondial passant chaque jour. Bien que l’ambassadeur ait insisté sur le fait que cela ne signifie pas la fermeture du détroit, le terme “contrôle” suffit à raviver les craintes de rupture d’approvisionnement sur le marché de l’énergie.

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