La SEC affirme que la tokenisation modifie le format d’enregistrement, mais pas le statut juridique, donc la protection des investisseurs et les lois sur les valeurs mobilières s’appliquent toujours.
La directive distingue les enregistrements onchain dirigés par l’émetteur des tokens en garde par des tiers, tous deux soumis aux règles d’enregistrement.
La mise à jour s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges aux États-Unis alors que les régulateurs et législateurs coordonnent la supervision de la tokenisation et des marchés crypto.
Les régulateurs américains des valeurs mobilières ont cette semaine clarifié comment la loi fédérale s’applique aux valeurs mobilières tokenisées. La Securities and Exchange Commission a publié un guide destiné au personnel expliquant que les valeurs mobilières tokenisées restent des valeurs mobilières réglementées selon la loi américaine. La mise à jour concerne les modèles dirigés par l’émetteur et ceux par des tiers, en expliquant comment les enregistrements de propriété migrent vers des réseaux crypto sans changer les obligations légales.
Dans son guide, la SEC a déclaré que les valeurs mobilières tokenisées ne créent pas une nouvelle classe d’actifs. Elles représentent plutôt des valeurs mobilières existantes enregistrées en partie ou en totalité sur des réseaux crypto. Selon la SEC, le statut juridique reste inchangé malgré l’utilisation de la technologie blockchain.
L’agence a défini une valeur mobilière tokenisée comme un instrument financier déjà inscrit en vertu de la loi fédérale sur les valeurs mobilières. Cet instrument devient formaté ou représenté par un actif crypto. Les enregistrements de propriété existent alors sur un ou plusieurs réseaux crypto.
Notamment, la SEC a souligné l’importance du fond sur la forme. Bien que le format change, la protection des investisseurs et les exigences de conformité restent les mêmes. Cette position renforce l’autorité de l’agence sur les valeurs mobilières, indépendamment de la façon dont la technologie enregistre la propriété.
La directive distingue deux structures de tokenisation. La première concerne les valeurs mobilières tokenisées par l’émetteur. Dans ce modèle, les émetteurs intègrent directement la blockchain dans leurs systèmes de propriété. Les transferts onchain représentent alors de véritables transferts de valeurs mobilières.
Cependant, la SEC a également abordé la tokenisation par des tiers. Dans ces cas, un tiers détient la garde du titre sous-jacent. Ce tiers émet un droit tokenisé représentant les droits de propriété. Il est important de noter que la SEC a affirmé que les lois fédérales sur les valeurs mobilières s’appliquent toujours.
Grâce à cette distinction, l’agence a clarifié les attentes en matière de conformité. Les émetteurs et les intermédiaires doivent suivre les règles existantes d’enregistrement, de divulgation et de garde. La technologie seule ne modifie pas les responsabilités réglementaires.
La directive intervient dans un contexte plus large d’activité politique sur les actifs numériques à Washington. Le mois dernier, la SEC et la Réserve fédérale ont annoncé des changements de politique visant à soutenir la tokenisation et la participation institutionnelle.
Par ailleurs, les législateurs continuent de débattre de la législation sur les marchés crypto. Le Comité de l’agriculture du Sénat examine un projet de loi sur le marché crypto, tandis que la SEC et la CFTC planifient des discussions d’harmonisation. Ces discussions aborderont la supervision réglementaire d’actifs comme les valeurs mobilières tokenisées.
Par ailleurs, la Maison Blanche a indiqué qu’elle rencontrerait des dirigeants bancaires et crypto. La réunion concerne la progression bloquée sur la loi CLARITY. Les désaccords sur les dispositions relatives au rendement des stablecoins ont ralenti la législation.