L'or chute sous 4500 ! Triple massacre actions-obligations-or, l'argent liquide est-il vraiment le roi de la couverture de risque ?

L’or a chuté en dessous de 4 500 dollars vendredi, depuis le début de l’opération militaire entre Israël et les États-Unis contre l’Iran fin février 2026, provoquant une forte volatilité et une revalorisation des marchés mondiaux. Face aux risques d’interruption de l’approvisionnement énergétique et à la résurgence de l’inflation liés à la guerre, les investisseurs ont rapidement ajusté leurs allocations d’actifs. Selon les données récentes, les actifs traditionnels de refuge comme l’or et les obligations américaines ont montré des performances faibles lors de cette crise, tandis que l’indice S&P 500 a également subi une pression à la baisse de ses valorisations. Par ailleurs, la taille des fonds du marché monétaire américain a atteint un record historique, indiquant un déplacement massif des capitaux vers des actifs très liquides. Le marché est-il désormais entré dans une phase défensive où « l’argent est roi » ?

L’indice S&P 500 chute de 5 %, les actifs risqués mis à l’épreuve

Après l’éclatement du conflit au Moyen-Orient, l’indice S&P 500 américain a subi une pression significative dans cette tourmente géopolitique. La hausse des prix du pétrole a accru les coûts opérationnels des entreprises, ravivant les inquiétudes concernant une stagflation. Dans un contexte de maintien des taux d’intérêt élevés par la Réserve fédérale, la préférence pour les actifs risqués s’est nettement refroidie. La combinaison de taux élevés et d’incertitudes liées à la guerre a réduit l’attrait des valorisations boursières, incitant les institutions à réduire leurs positions, ce qui a entraîné un retrait temporaire de capitaux du marché boursier. Depuis le début du conflit, le S&P 500 a perdu plus de 5 %.

L’éclat de l’or comme refuge s’est estompé, une chute de 14 % depuis le début du conflit

Depuis la fin février, lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, l’or a brièvement augmenté de 5 230 dollars à plus de 5 500 dollars, mais a ensuite chuté, clôturant à 4 492 dollars avant la rédaction, soit une baisse de 14 %. La hausse des prix du pétrole a alimenté les inquiétudes inflationnistes, tandis que la hausse des rendements obligataires américains et la force du dollar ont été les principaux facteurs de la baisse de l’or. Par ailleurs, dans un contexte de baisse généralisée des actifs, les investisseurs ont vendu de l’or pour compenser leurs pertes dans d’autres secteurs, entraînant des sorties de fonds des ETF or.

(Le prix de l’or a chuté de 8 % en une semaine, leçons de la guerre russo-ukrainienne, l’or pourrait-il continuer à baisser ?)

Les rendements obligataires américains en hausse, les prix des obligations en correction

Les obligations américaines, traditionnellement considérées comme des refuges, n’ont pas été épargnées cette fois. En raison des inquiétudes inflationnistes, le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans a bondi de 3,95 % à 4,386 %, soit une hausse de 11 %. Étant donné que le rendement et le prix des obligations évoluent en sens inverse, cette hausse du rendement indique une baisse réelle du prix des obligations. Cela montre qu’en l’absence de suppression des risques inflationnistes, la durée de vie des obligations américaines à long terme comporte un risque accru, mettant à l’épreuve la stratégie de couverture géopolitique basée uniquement sur ces obligations.

L’argent liquide, roi ? Les flux vers les fonds du marché monétaire

La volatilité des actifs pousse les capitaux vers les fonds du marché monétaire, très liquides. Selon les dernières données de Crane Data LLC, la taille des fonds monétaires américains a récemment atteint un sommet historique de 8,276 billions de dollars, en hausse de 36 milliards de dollars depuis fin février.

Avec la Fed maintenant maintenue à des taux élevés, ces fonds offrent une faible volatilité, une bonne préservation du capital et une liquidité extrême, étant perçus par les investisseurs comme des « actifs quasi-cash ». Ces données illustrent que, lorsque l’or et les obligations américaines sous-performent, le marché se tourne effectivement vers une stratégie défensive où « l’argent est roi ».

Le Bitcoin en divergence, le risque des actifs numériques demeure

Après le déclenchement de la guerre, le Bitcoin est passé de 68 000 à 63 000 dollars, pour revenir autour de 70 000 dollars, soit une hausse d’environ 4 %. Le Bitcoin est-il devenu un actif refuge dans ce conflit ?

En réalité, depuis sa chute brutale en octobre dernier, le Bitcoin a encore perdu près de 20 % cette année. Si la guerre se prolonge, il est probable que tous les actifs subiront une baisse, sans exception.

Cet article : « L’or chute sous 4 500 ! La baisse des actions, des obligations et de l’or, l’argent liquide est-il le seul refuge ? » a été initialement publié sur Chain News ABMedia.

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