Si AI Companion est vraiment l'avenir, alors @Kindred_AI n'a clairement pas choisi la voie la plus sûre.
Aujourd'hui, le consensus sur la plupart des AI Companion est très clair : il faut une forte sensation de compagnie, des retours rapides, une valeur émotionnelle immédiate. Plus les échanges sont fréquents, plus la rétention est forte, et plus il est difficile pour l'utilisateur de partir. C'est une voie déjà éprouvée, que le capital et les algorithmes comprennent le mieux.
Kindred ne suit manifestement pas entièrement cette voie. Il ne concentre pas ses efforts sur « vous rendre instantanément accro », mais au contraire, il ralentit délibérément le rythme de l'interaction dans de nombreux endroits, rendant la relation moins fréquente et moins orientée vers la flatterie. Ce type de conception sera forcément désavantagé à court terme, et pourrait même être critiqué comme « pas assez comme un Companion ».
Mais derrière, il s'agit en réalité d'un choix très clair. Kindred ne mise pas sur un retour émotionnel immédiat, mais sur une stabilité relationnelle à plus long terme. Il se concentre sur le fait que, lorsque la compagnie ne se limite plus à renforcer la présence, mais s'intègre progressivement dans vos décisions quotidiennes, vos modes de réflexion, voire vos habitudes émotionnelles, cette relation pourra-t-elle encore durer ?
Le risque de cette voie est élevé. Car elle exige que l'utilisateur accepte de ralentir, et que le système, tout en évitant de trop flatter, maintienne une valeur qui le rende toujours nécessaire. Si le rythme n'est pas bien calibré, cela peut donner une impression de froideur ou d'ignorance, sans zone intermédiaire.
Mais si cette voie est couronnée de succès, les récompenses sont aussi importantes. Par rapport à la dépendance émotionnelle créée par une compagnie à court terme, une relation à long terme, une fois établie, aura un coût de migration plus élevé, et une confiance plus forte. À ce moment-là, l'IA ne sera plus simplement un compagnon pour discuter, mais ressemblera davantage à une présence intégrée par défaut dans votre vie.
Je ne suis donc pas pressé de tirer des conclusions sur Kindred. Il ne cherche pas à prouver « comment un AI Companion doit forcément être », mais utilise un choix à haut risque pour tester une question encore plus difficile : lorsque la compagnie ne vise plus la satisfaction immédiate, mais est conçue comme une relation nécessitant du temps pour se construire, l'utilisateur sera-t-il prêt à suivre ?
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Si AI Companion est vraiment l'avenir, alors @Kindred_AI n'a clairement pas choisi la voie la plus sûre.
Aujourd'hui, le consensus sur la plupart des AI Companion est très clair : il faut une forte sensation de compagnie, des retours rapides, une valeur émotionnelle immédiate. Plus les échanges sont fréquents, plus la rétention est forte, et plus il est difficile pour l'utilisateur de partir. C'est une voie déjà éprouvée, que le capital et les algorithmes comprennent le mieux.
Kindred ne suit manifestement pas entièrement cette voie. Il ne concentre pas ses efforts sur « vous rendre instantanément accro », mais au contraire, il ralentit délibérément le rythme de l'interaction dans de nombreux endroits, rendant la relation moins fréquente et moins orientée vers la flatterie. Ce type de conception sera forcément désavantagé à court terme, et pourrait même être critiqué comme « pas assez comme un Companion ».
Mais derrière, il s'agit en réalité d'un choix très clair. Kindred ne mise pas sur un retour émotionnel immédiat, mais sur une stabilité relationnelle à plus long terme. Il se concentre sur le fait que, lorsque la compagnie ne se limite plus à renforcer la présence, mais s'intègre progressivement dans vos décisions quotidiennes, vos modes de réflexion, voire vos habitudes émotionnelles, cette relation pourra-t-elle encore durer ?
Le risque de cette voie est élevé. Car elle exige que l'utilisateur accepte de ralentir, et que le système, tout en évitant de trop flatter, maintienne une valeur qui le rende toujours nécessaire. Si le rythme n'est pas bien calibré, cela peut donner une impression de froideur ou d'ignorance, sans zone intermédiaire.
Mais si cette voie est couronnée de succès, les récompenses sont aussi importantes. Par rapport à la dépendance émotionnelle créée par une compagnie à court terme, une relation à long terme, une fois établie, aura un coût de migration plus élevé, et une confiance plus forte. À ce moment-là, l'IA ne sera plus simplement un compagnon pour discuter, mais ressemblera davantage à une présence intégrée par défaut dans votre vie.
Je ne suis donc pas pressé de tirer des conclusions sur Kindred. Il ne cherche pas à prouver « comment un AI Companion doit forcément être », mais utilise un choix à haut risque pour tester une question encore plus difficile : lorsque la compagnie ne vise plus la satisfaction immédiate, mais est conçue comme une relation nécessitant du temps pour se construire, l'utilisateur sera-t-il prêt à suivre ?